J'avais essayé de commencer en 2004 à écrire sur une belle et difficile aventure qui nous est arrivée à ma femme et à moi entre 1999 et 2004. Le nom de l'écrivain "Gielle" est tiré de mes initiales JL pour Jacques Lautier. Cela faisait suite à un "journal de route et de la passion" écrit lors d'un voyage en 1998.
Je vais commencé à le publier petit à petit sur mon Blog et je vous en livre maintenant le début:
BANGKOK TAMBOUILLE
par Jacques Gielle
PREFACE
Mercredi 25 août 2004
Ce matin, en me réveillant, la première pensée qui m’a trotté dans l’esprit a été « Je ne peux pas laisser le temps et la vie s’écouler comme cela sans réagir, je ne peux pas attendre que quelque chose se passe pour entreprendre, je n’ai pas le droit de me laisser ballotter par le temps comme cela indéfiniment ».
Puis je suis retombé dans ma léthargie…
Puis je suis retombé dans ma léthargie…
Mardi 2 novembre 2004
Ce soir, brutalement, j’ai repensé à ce projet de livre, mais je sens qu’il me faudrait un synopsis, une trame, un lien entre toutes les étapes de ma pensée et le fil de mes souvenirs. Cela me semble irréalisable car c’est à la fois tellement compliqué et banalement simple.
Tout d’abord, comme tout bouquin sérieux, j’aurais eu besoin, avant de débuter, d’une citation qui en jette pour que mon futur lecteur soit pris de l’envie inextinguible de continuer la lecture de ce monument littéraire ; ensuite il m’aurait fallu une jolie préface d’une personnalité connue dans le monde littéraire, le show business, ou, pourquoi pas, vu le titre du livre, dans le monde de la gastronomie.
Mais, bon, n’ayant trouvé personne à qui m’adresser pour la préface, j’ai abandonné préalablement de futures infructueuses recherches, mis en préface tout ce que je viens d’écrire, et me suis décidé, à contre cœur, d’ajouter en prologue une petite chose écrite juste avant les faits qui ont inspiré cet ouvrage. Ceci afin de vous faire sentir, chers lecteurs arrivés sans indigestion jusqu’à cette ligne, combien profonde est ma pensée, comme est incisif mon jugement, perçant mon talent d’observation, cynique mon humour et légère ma plume.
Sérieusement, « le journal de route de la passion » est le véritable prologue à l’aventure réelle ou presque que je décris dans mon livre et est destiné à vous mettre dans l’ambiance des passionnantes aventures qui suivront.
Quant à la citation, j’essaierai de la trouver avant le premier chapitre !
Tout d’abord, comme tout bouquin sérieux, j’aurais eu besoin, avant de débuter, d’une citation qui en jette pour que mon futur lecteur soit pris de l’envie inextinguible de continuer la lecture de ce monument littéraire ; ensuite il m’aurait fallu une jolie préface d’une personnalité connue dans le monde littéraire, le show business, ou, pourquoi pas, vu le titre du livre, dans le monde de la gastronomie.
Mais, bon, n’ayant trouvé personne à qui m’adresser pour la préface, j’ai abandonné préalablement de futures infructueuses recherches, mis en préface tout ce que je viens d’écrire, et me suis décidé, à contre cœur, d’ajouter en prologue une petite chose écrite juste avant les faits qui ont inspiré cet ouvrage. Ceci afin de vous faire sentir, chers lecteurs arrivés sans indigestion jusqu’à cette ligne, combien profonde est ma pensée, comme est incisif mon jugement, perçant mon talent d’observation, cynique mon humour et légère ma plume.
Sérieusement, « le journal de route de la passion » est le véritable prologue à l’aventure réelle ou presque que je décris dans mon livre et est destiné à vous mettre dans l’ambiance des passionnantes aventures qui suivront.
Quant à la citation, j’essaierai de la trouver avant le premier chapitre !
PROLOGUE
JOURNAL DE ROUTE DE LA PASSION
Mardi, 29 décembre 1998
LE TEMPS DU VOYAGE
Qu’importe si je suis abruti, si il est onze heures et quart, il est quatre heures et quart, il est cinq heures et quart. je n’ai dormi que deux heures et demie, mais la bouche asséchée par l’air de la cabine, les yeux légèrement brûlants, les jambes, les bras et le dos ankylosés, je me sens comme dans un rêve et je ne réalise plus, au premier abord, ni à quel moment de la journée je vis, ni sur quelle heure je dois me concentrer.
Bientôt, je suis bien forcé, après un coup d’œil à ma gauche, pour voir si Marie est bien lasse et là, encore endormie, de réaliser que c’est le grand départ, qui nous emmène vers de lointains pays, d’autres horizons, et vers l’ultime année de ce siècle.
Il faut bien dire que les derniers jours précédents le départ ont été un enfer pour moi ; impossible de me concentrer, de mettre dans ma tête que le départ s’approchait, de m’organiser, bref une vraie pagaille mentale me représentant mes préparatifs comme de vrais travaux d’Hercule, alors que vraisemblablement il n’en était rien
Et hier ce fut encore pire, et le manque d’inspiration, de motivation était si fort, que j’aurai facilement abandonné, pour rester dans notre petit monde douillet, sans avoir d’autre chose à penser que paresser.
Ce n’est pas que le voyage me déplût ; Non, loin de moi cette pensée ; Bien au contraire, il me stimulait au plus profond de moi-même, mais vraisemblablement une stimulation trop enfouie pour avoir des répercussions sur mon conscient et mes agissements. Je n’étais qu’une masse cotonneuse et tout effort me paraissait irréalisable. Enfin les faits étaient présents et je me retrouvais lundi soir devant un mur qu’il me fallait franchir.
Oh ! Divine surprise, les choses enclenchées, tout me parut plus facile, seul le temps devait me manquer pour achever avant le départ tout ce que je m’étais promis de faire : pêle-mêle les bagages, mes comptes de fin d’année, le dossier des en-cours pour Vivi qui restait à Cannes, une simulation de ma déclaration d’impôts, régler mes affaires avec la sécu, signer tous ces chèques de voyage, écrire les lettres que je devais écrire, ranger mon ordinateur et n’en oublier aucune partie, et j’en passe et pas des plus mauvaises. Enfin quant à quatre heures du matin, j’estimais le gros du travail terminé, ce fut vraiment un merveilleux mais court sommeil qui s’empara de moi ; et j’y sombrais avec délices…
Lorsque à six heures quarante cinq, ce fameux réveil se mit à sonner, ce fût un branle-bas de combat. Comment ? Je ne serai pas prêt à l’heure ? Mais voyons vous plaisantez ! Enfin ce fût très juste, en tout cas pour moi, car Marie trônait déjà depuis quarante-huit heures sur ses bagages terminés, avec tout le temps possible devant elle pour vaquer à ses occupations frivoles comme laver le linge, écouter la télé ou faire la cuisine.
Page 3
Ah ! Elle ne se rend pas compte de la vie difficile que je mène entre Internet, les courses et la salle de gym. ! Je suis en train de perdre le fil de mes pensées, je vais donc essayer de revenir à mes moutons.
Le vol Nice-Londres s’est bien passé, nous nous sommes retrouvés dans ce hideux aéroport d’Heathrow pour huit heures et demie d’attente. Rien dans cet aéroport n’incite à y rester plus de cinq minutes et c’est là où ma petite Marie a eu l’idée de génie de proposer de nous prendre une chambre d’hôtel pour quelques heures, et c’est bien exactement ce qu’il nous fallait, pour nous reposer et voir le temps passer plus rapidement.
En avance pour enregistrer au comptoir Eva-Air, nous avons donc eu tout notre temps pour diner au «garfunkel’s », nous promener et nous installer confortablement dans l’avion. Un dîner dégueulasse, un film pas trop mauvais, un peu de lecture et le fameux sommeil à dix mille mètres d’altitude, dont je viens juste de me réveiller au début de mon récit. La boucle sera bouclée le 30 décembre à 12h40, heure de Bangkok, 6h40 à l’heure de Cannes et 5h40, heure de Londres.
Il faudra vraiment que pour la suite de cette chronique, je fasse moins romancier que chroniqueur sportif, car les exploits de la famille Gielle-Piochant vont certainement être craquants ! Pour l’instant, encore trois heures et un quart de vol avant Bangkok, et cela devient vraiment très long.

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